Le Parc Astérix dévoile le dispositif de son nouveau show nocturne : 370 drones, 50 jets d'eau, dix minutes au-dessus du lac
Le Parc Astérix a confirmé le 26 mai le contenu de son nouveau spectacle nocturne, baptisé Astérix et la potion d'étoiles, présenté chaque soir au-dessus du lac du 11 juillet au 30 août 2026. Le show, d'une durée de dix minutes, mobilise plus de 370 drones, 50 jets d'eau, des lasers et de la pyrotechnie, selon le communiqué officiel. Il prend la suite d'une saison 2025 où l'Été Gaulois n'avait offert qu'un feu d'artifice ponctuel, les 13 et 14 juillet.

Mi-février, le parc s'était contenté d'annoncer un spectacle combinant drones, fontaines, pyrotechnie et lasers, sans nom, sans durée ni nombre de drones, comme nous l'avions écrit à l'époque. Trois mois plus tard, le parc a livré la fiche technique, présenté la création à la presse et installé le show comme nouvelle pièce maîtresse d'un Été Gaulois étoffé, avec son nouveau restaurant et sa zone Égypte rethématisée.
Un récit gaulois au-dessus du lac de dix minutes
Selon le parc, le spectacle se déroule chaque soir au-dessus du lac central de Plailly, à la tombée de la nuit, et dure une dizaine de minutes. La narration suit l'univers de la bande dessinée de René Goscinny et Albert Uderzo, du village gaulois jusqu'au banquet final, en s'appuyant sur des figures connues : sangliers, gourdes de potion magique, légionnaires romains malmenés. Le ton revendiqué reste celui de l'humour de la BD.
Le format est court, dans la moyenne européenne des shows de drones, mais sensiblement plus dense que le simple feu d'artifice du 14 juillet 2025.
370 drones, 50 jets d'eau et des coasters intégrés au spectacle
Le ballet aérien repose sur plus de 370 drones lumineux, selon le communiqué du 26 mai. Le parc indique avoir installé 50 jets d'eau sur le lac, posés par des plongeurs, ainsi que des écrans d'eau servant de support aux projections laser. Une barge pyrotechnique et des projecteurs synchronisés complètent le dispositif.
Point notable, peu présent dans les autres shows européens : des effets lumineux sont également intégrés aux coasters situés autour du lac, qui deviennent partie prenante de la scénographie.
Cinq mois de production et des répétitions près de Reims
Selon Kévin Blandina, directeur des spectacles du Parc Astérix cité par Le Figaro, le projet a été monté en cinq mois. Un délai serré pour un show de cette ampleur, ce qui explique sans doute pourquoi le parc n'avait pas pu donner plus de détails au moment de l'annonce de février.
Pour garder le secret sur les chorégraphies, les répétitions des drones ont été menées sur une ancienne base militaire près de Reims. À Plailly, les appareils décollent actuellement depuis une zone technique dissimulée derrière le lac, inaccessible aux visiteurs. Une répétition générale, intégrant cette fois la totalité des éléments en conditions réelles, a eu lieu fin mai.
Une dépendance assumée à la météo
Comme tout spectacle de drones, la production reste soumise à la météo. Selon le parc, les appareils ne peuvent pas voler en cas de pluie ou lorsque le vent dépasse 36 km/h.
Pour limiter les déceptions un soir d'orage, le parc indique avoir préparé une version alternative du show, plus chargée en pyrotechnie et en projections sur écrans d'eau. Un plan B qui a le mérite d'exister là où d'autres opérateurs ne proposent pas de pyrotechnie de secours en cas de non-vol des drones, comme à Disneyland Paris.
En 2027, les drones décolleront du toit du futur restaurant grec
Le parc a aussi laissé entendre que la logistique du show évoluera dès 2027. Les drones, qui partent aujourd'hui d'une zone technique derrière le lac, décolleront du toit du futur restaurant grec actuellement en construction dans l'extension de la zone grecque. Une configuration plus stable, et qui montre la place que le parc compte donner à ce format dans les futures saisons.