Disney Adventure World : visite en avant-première de l’extension, du lac à World of Frozen avant l’ouverture du 29 mars 2026
Avant l’ouverture officielle du 29 mars 2026, quelques avant-premières permettent déjà de parcourir Adventure Way, Adventure Bay et World of Frozen, le nouveau cœur de Disney Adventure World, ex-Parc Walt Disney Studios. Il est nous est désormais possible de vous partager nos remarques et nos premières images. Une fois donc les palissades franchies, le parc respire enfin grâce au lac, au land La Reine des Neiges et au spectacle nocturne Disney Cascade of Lights, mais ceux qui viennent uniquement pour les nouvelles attractions découvriront surtout une première étape solide, encore légère en contenu.

La découverte commence un jour de mars, pendant les avant-premières organisées avant l’ouverture générale du parc renommé pour l'occasion : Disney Adventure World. Les visiteurs qui y accèdent peuvent déjà suivre tout le parcours : remonter Adventure Way, déboucher sur Adventure Bay, traverser vers World of Frozen, tester les nouveautés et finir la journée autour du lac pour les répétitions de Disney Cascade of Lights.
Vécue sur place, l’extension ne ressemble plus au petit appendice que le Parc Walt Disney Studios a longtemps traîné comme réputation. L’investissement annoncé de 2 milliards d’euros se voit d’abord dans le décor, les perspectives et l’urbanisme du parc, bien plus que dans un déluge de nouvelles attractions. L’enjeu, pour celles et ceux qui viennent spécifiquement « voir la nouvelle zone », est donc double : profiter d’un cadre enfin à la hauteur, tout en acceptant que cette phase reste une première pierre en attendant Là-Haut, le land Roi Lion et plus encore suivant les rumeurs.
Depuis l’entrée : un parc qui s’ouvre enfin
En sortant de World Premiere Plaza, le changement apparaît d’abord sur les plans : Disney Adventure World remplace officiellement le Parc Walt Disney Studios, avec un grand lac au centre et un land La Reine des Neiges bien visible en fond de carte. Sur le terrain, l’œil est immédiatement attiré par une nouvelle percée au loin, là où l’on trouvait autrefois la gare de Studio Tram Tour : Adventure Way.
En prenant cette allée pour la première fois, la différence avec l’ancien parc est frappante. Les petits chemins coincés entre murs de béton et parkings apparents disparaissent au profit d’une promenade large, bordée de jardins, de massifs et de mobilier soigné. La bande-son accompagne discrètement la marche, les perspectives ne se referment plus au bout de quelques dizaines de mètres, et surtout, on aperçoit déjà au fond le lac et la silhouette d’Arendelle. La simple sensation de « marcher vers quelque chose » change radicalement le début de visite dans ce parc. Là ou dès la sortie de l'ancien studio 1, il fallait déjà choisir entre aller à gauche ou à droite.
Adventure Way : un joli décor et un teacup très classique

En avançant, la première vraie nouveauté rencontrée est Raiponce Tangled Spin, sur la droite. Le manège bénéficie d’un joli environnement : tour de Raiponce, lanternes suspendues, petite mise en scène autour de l’eau, végétation plutôt généreuse. Les détails sont soignés, les couleurs fonctionnent très bien au soleil comme au crépuscule et, visuellement, l’attraction s’intègre parfaitement dans cette promenade qui veut raconter plusieurs histoires de voyage et dont le parcours se poursuivra avec les chaises volantes l'année prochaine sur le thème du film Pixar Là-Haut.

Une fois à bord, on retrouve toutefois un fonctionnement de teacup très classique : des gondoles qui tournent sur elles-mêmes, une plateforme qui pivote, durée standard, sensations connues. Les familles avec jeunes enfants y trouveront leur compte, notamment grâce au cadre et à l’ambiance de nuit, mais les visiteurs qui traversent Adventure Way en espérant une nouvelle attraction marquante risquent clairement de rester sur leur faim. Malgré les efforts de thématisation, Raiponce Tangled Spin reste une attraction de type tasses, sympathique mais dispensable pour celles et ceux qui viennent exclusivement pour découvrir la nouvelle extension. Ne vous y méprenez pas, l'ajout est utile pour un parc qui manque cruellement d'attractions familiales.
Tout autour, on repère l’installation progressive de 14 nouveaux points de restauration annoncés le long d’Adventure Way : kiosques, terrasses, petites façades en cours de rodage lors des avant-premières. Là encore, ce qui se joue est surtout urbain : la promenade devient un vrai morceau de parc où l’on peut s’arrêter, grignoter, prendre des photos, plutôt qu’un couloir utilitaire qui mène simplement à « la suite », alors même que la suite est encore à ce stade limitée au World of Frozen.
The Regal View : un saut qualitatif côté restauration

Au bout d’Adventure Way, on débouche sur une petite place qui donne directement sur le lac. C’est là que se dresse The Regal View Restaurant & Lounge, imposant bâtiment inspiré des architectures de stations balnéaires du début du XXe siècle.
À l’intérieur, la montée en gamme est nette. Salles lumineuses, vitraux, boiseries, tapisseries, vue panoramique sur Adventure Bay et sur Arendelle : le lieu se place immédiatement parmi les restaurants les plus aboutis du resort. C’est aussi ici que des rencontres avec plusieurs princesses sont prévues, ainsi qu’un accès payant à la terrasse pour assister au spectacle Disney Cascade of Lights, entre 24 et 29 euros selon les documents du parc.

Le Lounge, première vraie zone bar intégrée directement à l’un des parcs, transforme encore davantage l’expérience. En avant-première, pouvoir simplement s’asseoir avec un verre, face au lac et à la montagne enneigée, donne l’impression que le parc a enfin compris l’importance de lieux pensés pour « rester », pas seulement pour consommer vite et repartir. C’est un changement de culture par rapport au Walt Disney Studios des débuts.
Adventure Bay : un lac qui change tout
En sortant sur la terrasse de The Regal View ou en continuant simplement tout droit, on se retrouve face à Adventure Bay. Un grand lac, des rives en arc de cercle, des pontons, des gradins et des chemins qui promettent une boucle complète : la respiration que ce parc attendait depuis plus de vingt ans. Et c'est encore plus marquant quand on y est, on voudrait presque rester sous le soleil profiter de l'air qu'offre le lac.
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la taille du plan d’eau, mais tout ce qu’il débloque : la vue se prolonge vers World of Frozen, Cars Road Trip cesse enfin d’être un point mort au bout d’un long couloir et s’inscrit dans un circuit, les différents lands du parc dialoguent visuellement au lieu d’être posés chacun dans leur coin. De jour, on profite de la lumière sur les façades et les reliefs ; de nuit, les premiers tests des éclairages de rive laissent entrevoir un véritable amphithéâtre à ciel ouvert.
Au milieu du lac, on distinguera bientôt les infrastructures du show nocturne : plateformes techniques pour les fontaines et projecteurs, marina de service, installations pour les drones aquatiques. Disney Cascade of Lights reposera sur 379 drones aériens et aquatiques, combinés aux jets d’eau, projections et effets pyrotechniques, avec une vision à 360 degrés annoncée tout autour de la baie. Pendant les avant-premières, les répétitions montrent déjà des séquences très spectaculaires sur le plan visuel, même si la narration semble encore assez morcelée et que les écrans d’eau paraissent parfois sous-exploités.
Traversée vers World of Frozen : la meilleure perspective du resort

En longeant la rive, Arendelle se rapproche progressivement. Château, maisons, montagne enneigée : tout est conçu en perspective forcée, avec une montagne culminant à 36 mètres pour donner l’illusion d’un massif plus lointain. Depuis Adventure Bay, c’est probablement l’une des plus belles perspectives actuelles de Disneyland Paris et des parcs Disney dans le monde, avec un effet d’échelle rarement aussi maîtrisé dans le resort, c'est tout simplement époustouflant. Le Palais de glace ainsi que la montagne paraissent être beaucoup plus imposants qu'ils le sont, tout comme le château d'Arendelle.

On traverse ensuite le pont qui mène à World of Frozen. Le changement d’ambiance est immédiat : pavés, façades colorées, drapeaux, enseignes en bois, vue dégagée sur le lac et sur la montagne. Le land n’est pas immense, mais il est dense, à hauteur d’humain, avec énormément de points de vue et de petits recoins où s’asseoir ou se prendre en photo.
Les boutiques et restaurants s’intègrent naturellement dans cet ensemble. Nordic Crowns Tavern, Fjord View Shop et les autres façades travaillent moins la surenchère que la cohérence : bois, lumières chaudes, vitrines soignées, percées visuelles vers l’extérieur. C’est un land où l’on a spontanément envie de traîner, sans se sentir pressé d’enchaîner les files.
Frozen Ever After : un ride familial qui joue la sécurité
Au centre du village, l’entrée de Frozen Ever After s’intègre dans la Tour de l’Horloge invitant naturellement les visiteurs à rentrer. Une fois dans la file, le soin apporté aux décors saute aux yeux : intérieurs chaleureux, vues sur des ruelles couvertes, vitrines remplies d’objets, effets de lumière qui évoluent au fil du parcours. Pour celles et ceux qui aiment les files d’attente immersives, c’est clairement l’un des nouveaux points forts du parc et la file la plus réussie de Disney Adventure World, et de très loin.
Le ride lui-même reste en revanche sur un positionnement très familial. Le parcours en bateau enchaîne les grandes scènes attendues : forêt, trolls, palais de glace, final festif avec une poignée d’animatroniques expressifs et beaucoup de travail sur la lumière et la musique. La petite chute arrière et la grande en avant apportent un vrai moment de surprise qui ne ravira peut-être pas toutes les familles, mais la durée globale reste mesurée, et l’ensemble donne davantage une impression de « très beau complément » qu’un sentiment de grosse attraction qui redéfinit le parc.
En sortant, le ressenti est assez clair : Frozen Ever After est agréable, soigné, parfaitement cohérent avec un public familial, mais ne suffira pas à lui seul à justifier un déplacement uniquement pour « faire la nouvelle extension » si l’on attendait un ride majeur supplémentaire en plus du décor. Ceux qui ont connu ou vu la version d’Epcot ne seront pas surpris par ce choix de calibration.
Rencontres, boutiques et vie de World of Frozen

Autour de l’attraction, les parcours de rencontre avec Anna et Elsa bénéficient d’écrins à la hauteur : pièces finement décorées et ambiance soignée. Ce ne sont pas des « coins photo » bricolés mais de vrais rendez-vous (que le parc nomme même audiences) intégrés au land, qui participent au sentiment de vivre dans le village d’Arendelle.
Côté boutiques, Fjord View Shop illustre bien la stratégie : une boutique qui crée des points de vue sur le lac et la montagne, avec des finitions intérieures très abouties. Rúna, le nouveau petit troll interactif mis en avant par le parc, montre la volonté de prolonger l’univers jusque dans les jouets, avec des fonctionnalités lumineuses et des interactions entre figurines.
Au final, après plusieurs allers-retours dans le land, ce qui marque le plus n’est donc pas la quantité d’attractions, mais l’envie de rester : s’asseoir, regarder les bateaux passer, attendre le coucher de soleil sur la montagne. Pour un parc longtemps perçu comme un lieu où l’on « consomme vite », c’est déjà un tournant très important et un passage nécessaire avant d'enchainer les constructions d'attractions de premier rang.
Disney Cascade of Lights : un grand show visuel, mais une narration plus floue
En revenant vers Adventure Bay en fin de journée, les rives se remplissent pour les répétitions de Disney Cascade of Lights. Les plateformes techniques se mettent en place, les lumières s’allument progressivement autour du lac et sur Arendelle, les premières annonces se font entendre. Faites attention au vent, vous risque de recevoir de la vapeur d'eau en cas de vent si vous êtes trop prêt du lac.
Une fois la répétition lancée, le dispositif impressionne : fontaines, écrans d’eau, projections, pyrotechnie, éclairages architecturaux (la montagne de world of Frozen change de couleur en fonction des scènes) et, surtout, 379 drones aériens et aquatiques qui dessinent des formes au-dessus et à la surface du lac. L’effet de masse, combiné à la musique enregistrée avec un grand orchestre, fait clairement basculer Disney Adventure World dans une nouvelle catégorie en matière de spectacle nocturne.
Sur les séquences observées, la limite se situe surtout du côté du récit. Les tableaux s’enchaînent, Les écrans d’eau ne sont pas toujours utilisés de manière intelligente et l’histoire manque parfois de colonne vertébrale lisible depuis n’importe quel point de la baie. En revanche, pour qui vient chercher un « grand moment visuel » en fin de journée dans le second parc, le contrat semble rempli. L’équilibre avec le show nocturne du Parc Disneyland restera à suivre, mais Disney Adventure World dispose enfin de son propre rendez-vous de fermeture crédible.
Une première pierre très réussie visuellement, encore légère en attractions
Une fois la nuit tombée et le lac redevenu calme, l’extension vue en avant-première laisse une impression nette : le parc a enfin gagné en stature. Adventure Way, Adventure Bay et World of Frozen donnent à Disney Adventure World un plan lisible, de vrais panoramas, des lieux où l’on a envie de s’attarder, et un spectacle nocturne à la hauteur de ce que l’on attend aujourd’hui d’un grand parc européen.
En revanche, pour les visiteurs qui prennent un billet en visant uniquement « les nouvelles attractions », le contenu reste limité : un teacup thématisé Raiponce, une très belle attraction Frozen Ever After mais calibrée familial, des rencontres, un grand restaurant et un lounge, sans encore detrace concrète de l’attraction Là-Haut. L’extension actuelle ressemble donc à une première phase très solide sur la forme, qui change vraiment la vie du parc au quotidien, mais qui devra être densifiée dans les prochaines années pour que Disney Adventure World renforce aussi son line-up d’attractions, et pas seulement son décor (qui était la priorité et qui en avait besoin).