Disney Experiences dépasse de 2 % les attentes sur son chiffre d’affaires
La division qui rassemble les parcs, les croisières et les produits dérivés de Disney a réalisé 9,97 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre fiscal 2026, environ 2 % de plus que prévu par les analystes. Dans les parcs américains, le groupe a surtout réussi à faire progresser en même temps la fréquentation et la dépense par visiteur.

Disney Experiences a fait mieux qu’attendu. Pour le trimestre clos le 27 juin 2026, la division a enregistré 9,968 milliards de dollars de chiffre d’affaires, contre une estimation moyenne des analystes située autour de 9,74 milliards. L’écart atteint environ 228 millions de dollars, soit un peu plus de 2 %.
Le résultat est d’autant plus notable que les dernières publications du secteur avaient fait apparaître un début d’année irrégulier. Plusieurs opérateurs ont continué à augmenter leurs recettes par visiteur, mais sans parvenir à éviter une baisse de fréquentation. Disney présente cette fois une configuration plus favorable : davantage de visiteurs et davantage de dépenses.
La fréquentation repart dans les parcs américains

Dans les parcs américains de Disney, la fréquentation progresse de 3 % sur un an et la dépense moyenne par visiteur de 4 %. Les revenus de la billetterie augmentent de 9 %, à 3,25 milliards de dollars. Les ventes réalisées dans les boutiques et les restaurants gagnent 7 %.
Le contraste avec le trimestre précédent est net. Entre janvier et mars, la fréquentation des parcs américains avait reculé de 1 %, alors que la dépense moyenne augmentait de 5 %. Disney compensait alors la légère baisse des entrées par des billets et des achats plus rémunérateurs. Entre avril et juin, la dépense continue de progresser, mais les visiteurs reviennent également.
Disney attribue notamment la performance de Walt Disney World aux visiteurs américains, aux détenteurs de pass annuels, aux promotions estivales et aux nouvelles offres proposées dans les parcs. La fréquentation internationale reste en recul aux États-Unis, mais elle pèse moins lourdement qu’au trimestre précédent.
Les promotions n’ont donc pas simplement rempli les allées au prix d’une baisse de la recette moyenne. Disney a réussi à attirer davantage de visiteurs tout en conservant une hausse des dépenses. Pour un parc, c’est la combinaison la plus favorable.
Le bénéfice progresse beaucoup plus vite que les revenus

Le chiffre d’affaires de Disney Experiences augmente de 10 %, mais son bénéfice opérationnel bondit de 20 %, à 3,02 milliards de dollars. Lorsque les parcs accueillent davantage de visiteurs sans faire progresser leurs coûts au même rythme, une part importante des recettes supplémentaires se transforme en bénéfice.
Disney Experiences a gagné 882 millions de dollars de chiffre d’affaires en un an et 501 millions de bénéfice opérationnel. Les revenus progressent de 10 %, contre 6 % pour les coûts.
Cette hausse de 20 % bénéficie toutefois d’un élément exceptionnel. Disney a reçu un remboursement d’environ 100 millions de dollars lié à des droits de douane. Le groupe estime que ce montant représente quatre points de croissance. Sans cet effet, le bénéfice opérationnel aurait tout de même progressé d’environ 16 %.
La performance reste donc solide. Elle montre surtout l’effet des coûts fixes dans l’économie des parcs. Quand la fréquentation baisse, le bénéfice peut reculer plus rapidement que le chiffre d’affaires. Quand le nombre de visiteurs et la dépense augmentent ensemble, le même mécanisme fonctionne dans l’autre sens.
Les 9,97 milliards ne viennent pas uniquement des parcs
Le périmètre de Disney Experiences dépasse les seuls parcs d’attractions. Sur les 9,968 milliards de dollars publiés, 8,903 milliards proviennent des parcs, hôtels et croisières, tandis que 1,065 milliard vient des produits dérivés.
Disney Cruise Line participe directement à la croissance et le nombre de journées-passagers augmente de 10 %, notamment grâce à l’arrivée de nouveaux navires. Disney indique que le Disney Destiny et le Disney Adventure ont accru sa capacité en cabines d’environ 50 % par rapport au même trimestre de 2025.
Il faut donc éviter de présenter l’ensemble de la hausse comme un résultat des seuls parcs et la division profite aussi de nouvelles capacités dans les croisières et de la progression des produits dérivés.
Disneyland Paris progresse, les parcs asiatiques restent en retrait

À Disneyland Paris, Disney fait état d’une forte hausse de la fréquentation après l’ouverture de World of Frozen, le 29 mars à Disney Adventure World. Le groupe ne détaille pas les revenus de la destination française, mais cette progression montre que la nouvelle zone a déjà renforcé son attractivité.
Le résultat est plus difficile en Asie. Le chiffre d’affaires des activités internationales augmente de 6 %, mais leur bénéfice opérationnel recule de 13 %. Disney prévoit également que la demande restera faible dans ses parcs asiatiques au trimestre suivant.
La croissance n’est donc pas uniforme au sein du groupe. Paris et les parcs américains progressent, tandis que l’Asie freine encore la rentabilité internationale.
Disney fait mieux que le marché sans annoncer son retournement
Ces résultats ne contredisent pas le ralentissement observé dans plusieurs parcs au début de 2026. Ils montrent que cette faiblesse n’affecte pas tous les opérateurs avec la même intensité.
Sur une période voisine, United Parks a perdu 2,9 % de visiteurs et vu son EBITDA ajusté, un indicateur de rentabilité, reculer de 5,2 %. Chez Universal, les revenus des parcs ont augmenté de 2,7 %, mais l’EBITDA ajusté a baissé de 5,1 %, avec un tassement de la fréquentation à Orlando à partir de juin.
Walt Disney World réalise un trimestre solide malgré le recul des touristes internationaux, et la dépense par visiteur reste orientée à la hausse. Le groupe estime désormais que la croissance annuelle du bénéfice de Disney Experiences atteindra le haut de sa précédente prévision.