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Efteling 2026 : Hooghmoed, Raveleijn et la mue progressive du parc néerlandais

Le 1er mai 2026, Efteling inaugure Hooghmoed, une nouvelle attraction de chute libre thématisée dans l'univers de Baron 1898 : trois tours, 600 visiteurs par heure, et un déploiement anticipé d'un mois et demi sur le calendrier initial. D'ici la fin de l'année, c'est toute la zone Raveleijn qui sera transformée, avec un nouveau spectacle et une attraction inédite à sensations.

Concept art d'Hooghmoed à Efteling / © Efteling

Pour sa saison 2026, Efteling mise sur une stratégie de densification : deux chantiers majeurs, deux segments d'audience différents et deux temporalités. Le parc de Kaatsheuvel, qui revendique 73 ans d'histoire et figure régulièrement dans le top 10 européen selon les données TEA/AECOM, confirme ainsi son modèle d'investissement continu, sans rupture avec son identité.

Hooghmoed : les ramoneurs du Baron prennent de la hauteur

Le nom est officiel depuis peu. Hooghmoed, terme néerlandais signifiant "arrogance" ou "fierté", désigne la nouvelle attraction familiale installée dans le quartier de Baron 1898. Selon les annonces d'Efteling, l'ouverture est fixée au 1er mai 2026 : une date avancée par rapport à la fenêtre "été 2026" (mi-juin à mi-septembre) initialement communiquée par le parc.

L'attraction comprend trois tours de chute thématisées, directement intégrées à l'univers minier et gothique de la zone. Les visiteurs y incarnent les "ramoneurs" du baron, une narration conçue par Karel Willemen. La capacité annoncée est de 600 visiteurs par heure, un débit honnête pour ce type d'équipement. Le seuil de taille minimum n'a pas encore été officialisé, mais l'intention affichée par la direction est claire : Koen Sanders, directeur Produit, Marché et Image, indique que l'attraction vise "un public plus large" que la montagne russe principale, dont la taille requise est fixée à 1,32 mètre.​

Baron 1898 génère des files d'attente parmi les plus longues du parc, avec des débits limités par sa conception même. Hooghmoed ne fluidifiera pas directement la file du coaster, mais devrait absorber une partie de la demande familiale dans cette partie du parc.

Raveleijn : refonte totale d'une zone historique

L'autre chantier de 2026 est structurellement plus ambitieux. Le spectacle Raveleijn, créé en 2011, s'arrêtera définitivement à l'issue des fêtes de fin d'année 2025. L'arène restera fermée plusieurs mois avant de rouvrir, selon Efteling, fin 2026, sous une forme entièrement renouvelée.​

Le nouveau spectacle conserve les personnages principaux de l'univers, mais révise la narration et renforce les effets scéniques. Selon les informations communiquées par le parc, les animaux vivants seront supprimés du concept, remplacés par des effets de feu "plus durables". La fréquence des représentations augmentera, avec une programmation quasi annuelle.​

Concept art de la refonte de Raveleijn à Efteling / © Efteling

À côté du théâtre en plein air, une attraction inédite sera construite. Efteling la décrit comme une aventure de vol rotatif dans laquelle les visiteurs ont la sensation de planer sur les ailes des corbeaux. Le type d'attraction précis n'a pas été communiqué à ce stade, ni le niveau de sensations ou les contraintes d'accès. La zone devrait également intégrer une offre de restauration élargie et un point de vente dédié à l'univers Raveleijn.​

Un troisième horizon s'ouvre déjà : Efteling annonce pour 2027 la "Bibliothèque des Contes", nouvelle zone thématique dans le Bois des Contes. Le parc semble donc engagé dans un cycle d'investissement soutenu, après l'ouverture de l'Efteling Grand Hotel en août 2025 et l'ajout du conte "La Princesse au petit pois" en mai 2025. Ce rythme confirme une ambition de montée en gamme, mais la question du débit global du parc aux pics d'affluence reste entière : les nouvelles zones absorbent-elles vraiment la pression, ou déplacent-elles simplement les files ?​

Dernière modification :
08 May 26
Medhy Danet

Medhy Danet est le fondateur de Chronik, média dédié aux parcs à thèmes et aux expériences immersives. Son regard sur le secteur est double : celui d'un passionné qui a grandi avec cette industrie, et celui d'un professionnel qui en a vu les coulisses de près notamment en travaillant à Disneyland Paris.