Walibi Holland : un visiteur interdit cinq ans après les violences des Fright Nights
Une semaine après les bagarres survenues pendant les Halloween Fright Nights, Walibi Holland commence à sanctionner les visiteurs impliqués dans les incidents. L'un d'eux a reçu une interdiction d'accès de cinq ans, tandis que la direction a décidé de réduire la capacité d'accueil pour les dernières soirées de l'événement.

Le 24 octobre, près de 20 000 personnes avaient rejoint le parc néerlandais de Biddinghuizen pour une soirée d'Halloween affichant complet. Plusieurs affrontements ont éclaté entre groupes de visiteurs, nécessitant l'intervention de la police antiémeute. Les animations de rue ont été interrompues avant l'heure et certains secteurs évacués. Depuis, Walibi tente d'identifier les responsables à partir des images de vidéosurveillance.
Cinq ans d'interdiction pour un visiteur
La première sanction rendue publique est particulièrement lourde. Le 28 octobre, le média spécialisé Looopings a révélé qu'un visiteur avait publié sur TikTok une lettre lui interdisant l'accès à Walibi Holland pendant 60 mois, soit cinq ans.
Daté du 24 octobre, le document précise que cette interdiction concerne le parc d'attractions, les espaces événementiels, les parkings et le complexe d'hébergement Walibi Village. Le visiteur s'expose à une intervention de la police s'il tente d'y retourner. Aucun remboursement de son billet ne lui serait alors accordé.
La lettre indique simplement qu'il a été interpellé par la sécurité pour avoir enfreint le règlement intérieur, sans préciser la nature de l'infraction. Rien ne permet donc d'affirmer qu'il a personnellement participé aux bagarres.
Sur TikTok, l'intéressé ne paraît guère préoccupé par cette exclusion. Il demande à ses abonnés qui a également reçu une interdiction, tout en affirmant que Walibi n'est, de toute façon, pas particulièrement intéressant.
Le règlement du parc autorise de telles sanctions en cas de violence, de vol, de dégradation ou de comportement inapproprié. Walibi peut également prononcer une interdiction pour une durée indéterminée.
Des bagarres qui ont interrompu les animations d'Halloween
Les incidents du 24 octobre ont commencé près de la scène principale, à proximité de la grande roue, avant de gagner la Hall of Fame, la galerie couverte située à l'entrée du parc.
Plusieurs groupes de jeunes se sont affrontés, tandis que des dégradations ont été signalées. Selon Walibi, les personnes à l'origine des troubles étaient principalement des mineurs venus provoquer d'autres visiteurs dans les zones les plus fréquentées.
La situation a nécessité l'intervention de la police et de son unité mobile de maintien de l'ordre, la Mobiele Eenheid. Des agents équipés de matraques et accompagnés de chiens ont été déployés pour rétablir le calme.
Vers 22 heures, Walibi a interrompu l'ensemble des scare zones, ces espaces où des comédiens costumés circulent librement parmi les visiteurs. Les effets sonores et lumineux ont été arrêtés et les acteurs retirés de leurs postes par précaution.
Les attractions et les maisons hantées sont toutefois restées ouvertes jusqu'à la fermeture habituelle de 23 heures. Dans un message interne obtenu par Omroep Flevoland, la directrice Mascha Taminiau explique que Main Street et la Hall of Fame ont été volontairement évacuées pour empêcher la propagation des troubles aux autres secteurs du parc.
La police n'a procédé à aucune arrestation sur place. Plusieurs plaintes ont néanmoins été déposées dans les jours suivants, notamment pour des violences physiques.
Des incidents déjà survenus en 2025, malgré un dispositif renforcé
Ce n'est pas la première fois que Walibi Holland connaît des débordements pendant ses soirées d'Halloween.
Le 25 octobre 2025, des bagarres entre visiteurs avaient déjà entraîné l'arrêt anticipé des scare zones. Les comédiens avaient été mis à l'abri, plusieurs spectacles annulés et certaines installations fermées par précaution.
Pour l'édition 2026, Walibi avait renforcé son dispositif de sécurité. Le parc applique notamment une politique de tolérance zéro, effectue des contrôles à l'entrée et interdit les armes, les costumes masquant le visage ainsi que certains vêtements susceptibles d'alimenter des confrontations.
Il s'est également associé à ThinkTwice, une entreprise chargée d'intervenir dans le traitement des comportements interdits et de réclamer des pénalités financières aux visiteurs concernés. Selon Omroep Flevoland, ces sommes peuvent atteindre 150 à 350 euros pour certaines infractions. Il s'agit de mesures privées, distinctes des éventuelles sanctions pénales.
Ces dispositions n'ont pas empêché les affrontements du 24 octobre. Des vidéos circulaient pourtant avant la soirée sur les réseaux sociaux, évoquant des « Walibi Fight Nights » les 23 et 24 octobre. Le parc reconnaît en avoir eu connaissance, alors que la police affirme ne pas avoir disposé de signaux suffisamment concrets annonçant les violences.
Le lien entre ces publications et les affrontements n'a pas été établi.
Des interdictions supplémentaires et une jauge réduite pour Halloween
La direction de Walibi Holland a confirmé avoir prononcé plusieurs interdictions d'accès et transmis des dossiers à ThinkTwice. Elle refuse toutefois de communiquer le nombre de visiteurs concernés ou les montants réclamés.
Dans son message aux employés, Mascha Taminiau affirme que le parc dispose de nombreuses images permettant d'identifier les auteurs présumés. Elle annonce également son intention de déposer plainte. Les autorités néerlandaises n'excluent pas de nouvelles interpellations après exploitation des éléments recueillis.
Les incidents ont aussi des conséquences immédiates sur l'organisation des dernières Halloween Fright Nights. Walibi a décidé de diminuer la capacité d'accueil pour les soirées des 31 octobre et 1er novembre.
Le 28 octobre, le parc précisait que le nouveau plafond avait déjà été atteint pour le samedi 31 octobre, tandis que des billets restaient disponibles pour le dimanche 1er novembre. Le nombre maximal de visiteurs désormais autorisés n'a pas été communiqué.
Des mesures de sécurité supplémentaires ont également été décidées avec les autorités locales. Walibi ne souhaite pas en détailler la nature, estimant que leur divulgation pourrait compromettre leur efficacité.
Les deux dernières soirées d'Halloween restent programmées jusqu'à 23 heures, les 31 octobre et 1er novembre 2026.